Microsoft a récemment intégré une fonctionnalité appelée « Connected experiences » dans ses outils Office (Word, Excel, PowerPoint, Outlook). Cette option, activée par défaut, analyse automatiquement le contenu des utilisateurs pour fournir des suggestions personnalisées ou améliorer l’expérience d’utilisation. Cependant, elle permet également à Microsoft d’exploiter ces données pour entraîner ses modèles d’intelligence artificielle, en collaboration avec OpenAI, son partenaire stratégique.
Cette collecte repose sur une clause contractuelle qui accorde à Microsoft une licence mondiale et libre de droits pour utiliser les contenus produits par les utilisateurs. Si l’objectif affiché est d’améliorer les services, cette pratique soulève des questions éthiques et juridiques, notamment en ce qui concerne la transparence. De nombreux utilisateurs ignorent que leurs données peuvent être utilisées à des fins autres que celles liées à leur travail quotidien.
Pour désactiver cette fonctionnalité, il faut suivre un processus long et peu intuitif, ce qui limite son accessibilité. Ce manque de clarté de la part de Microsoft reflète une tendance inquiétante dans le secteur technologique : exploiter les données personnelles sans toujours offrir aux utilisateurs une maîtrise simple et claire de leurs informations.