Les domaines viticoles français adoptent les réseaux sociaux pour moderniser leur image et s’adresser à une audience plus jeune. Cette stratégie, bien que porteuse, soulève des questions juridiques et éthiques.
Face à un marché en mutation et à une baisse d’intérêt des jeunes pour le vin, les vignerons cherchent à renouveler leur audience. Des influenceurs lifestyle comme Dana Mouyon collaborent avec des châteaux pour présenter le vin sous un angle plus accessible et attractif. Certains vignerons, comme Émile Coddens, deviennent eux-mêmes créateurs de contenu, partageant leur quotidien sur TikTok pour démocratiser le savoir-faire viticole et raviver l’intérêt des nouvelles générations.
Cette stratégie boost la notoriété des domaines et rajeunit l’image du vin, en le rendant plus pertinent pour les jeunes consommateurs souvent déconnectés de la tradition viticole. En élargissant leur audience, les producteurs peuvent assurer la pérennité de leur activité. Les maisons de champagne comme Taittinger, très actives sur Instagram, attirent une clientèle internationale et connectée, renforçant ainsi leur présence sur des marchés globaux.
Pour rappel la promotion du vin et des boissons alcoolisées est strictement encadrée par la loi Évin, qui limite la publicité des boissons alcoolisées pour protéger la santé publique. Les influenceurs doivent éviter les contenus incitant à la consommation excessive, sous peine de sanctions légales. Le manque de clarté dans certaines collaborations peut aussi nuire à l’image des marques, en décrédibilisant leur message et leur image de marque.