Une ancienne cadre de Meta, Sarah Wynn-Williams, accuse l’entreprise d’avoir mis en place un système de censure et envisagé de partager des données avec les autorités chinoises pour déployer Facebook en Chine. Elle a déposé une plainte à la SEC, régulateur des marchés financiers aux États-Unis.
En 2015, Meta aurait conçu un dispositif de censure confié à la société chinoise Hony Capital, avec un « rédacteur en chef » chargé de supprimer des publications sensibles. Un système automatique et 300 modérateurs auraient été prévus pour renforcer ce contrôle.
Les dirigeants de Meta auraient également subi des pressions pour héberger les données d’utilisateurs chinois sur place, facilitant leur accès par les autorités. Un employé aurait confirmé que Facebook était prêt à accorder cet accès en échange d’une implantation en Chine.
Dès 2014, Mark Zuckerberg avait multiplié les efforts pour entrer sur ce marché, rencontrant des responsables chinois et insistant sur une collaboration. En 2017, Meta aurait restreint le compte d’un opposant au régime et testé des réseaux sociaux via une société basée en Chine. L’entreprise a finalement renoncé à son projet en 2019.
Un porte-parole de Meta dément les accusations, affirmant que Sarah Wynn-Williams, licenciée en 2017, aurait fait de « fausses déclarations » selon une enquête interne.