Meta est au cœur d’un nouveau scandale autour de son modèle d’intelligence artificielle LLaMA. Accusée par plusieurs auteurs, dont Sarah Silverman et Junot Diaz, l’entreprise aurait utilisé des millions de livres piratés pour entraîner ses modèles de langage, sans autorisation ni compensation pour les ayants droit.
Pour alimenter ses modèles, Meta aurait puisé dans des bases de données connues pour héberger des contenus piratés, comme LibGen, Books3 et Z-Library. Ces plateformes proposent des œuvres protégées par le droit d’auteur, souvent sans l’accord des auteurs et éditeurs. Plutôt que de négocier des licences avec des maisons d’édition comme HarperCollins ou Simon & Schuster, Meta aurait préféré cette méthode illégale, lui permettant d’économiser des milliards de dollars en coûts d’acquisition de données.
Loin d’être un simple outil de recherche, LLaMA est aujourd’hui une véritable source de revenus pour Meta. Son IA est intégrée à ses produits comme Facebook, Instagram et WhatsApp, où elle génère du contenu et influence les recommandations. Meta a également signé des accords avec des géants du cloud comme Microsoft, Amazon et Google, leur permettant d’héberger et de revendre l’accès à ses modèles d’IA.
Cette affaire rappelle d’autres poursuites contre des entreprises d’IA accusées de violer les droits d’auteur. Les écrivains et éditeurs réclament aujourd’hui des compensations financières et un cadre légal plus strict sur l’entraînement des IA. Pendant ce temps, Meta continue d’investir massivement dans ce secteur, avec une estimation de 10 milliards de dollars de revenus liés à l’IA d’ici 2025.
Affaire à suivre…