L’intelligence artificielle ne cesse de transformer notre quotidien, et désormais, elle s’invite aussi dans les services publics avec « Albert ». Développée par l’État français, cette IA a pour objectif de faciliter le travail des agents administratifs et d’améliorer la qualité du service rendu aux citoyens. Mais qu’est-ce qu’Albert, et en quoi est-elle utile ?
Qu’est-ce qu’Albert ?
Albert est une intelligence artificielle 100 % française, créée par la DINUM (Direction interministérielle du numérique) et son pôle Etalab. Elle repose sur des modèles d’intelligence artificielle open source, notamment Llama 3.1 de Meta et les modèles de la startup française Mistral. Son but est d’aider les agents publics à gagner du temps en automatisant certaines tâches répétitives, leur permettant ainsi de se concentrer sur des missions plus importantes et humaines.
Concrètement, Albert est capable de pré-rédiger des réponses aux nombreuses demandes en ligne que reçoit l’administration française chaque jour. Elle peut aussi automatiser la retranscription d’audiences judiciaires ou de comptes rendus médicaux, rendant le travail des agents plus fluide et efficace.
Une IA au service de tous
L’une des grandes forces d’Albert est sa capacité à s’appuyer sur les bases de données officielles, comme service-public.fr, garantissant ainsi des informations précises et fiables. Toutefois, il est important de noter qu’Albert ne remplace pas les agents publics, mais les assiste dans leurs tâches quotidiennes. Cela permet non seulement d’améliorer la qualité des services publics, mais aussi de rendre les réponses aux usagers plus rapides et plus précises.
Un autre point essentiel est la question de la sécurité des données. L’État français garantit que l’utilisation d’Albert respecte les règlements en vigueur concernant la protection des données personnelles. Les informations des citoyens sont donc traitées de manière sécurisée et transparente.
Une avancée dans la modernisation de l’administration
Albert fait partie d’un plan plus large de modernisation des services publics. L’IA a d’abord été testée par une soixantaine d’agents dans une trentaine de guichets, avant d’être progressivement déployée dans les ministères de la Justice et de la Culture. Ce projet s’inscrit dans une dynamique de transition numérique visant à rendre l’administration plus efficace et accessible à tous.
En conclusion, Albert représente une avancée majeure pour les services publics français. Cette IA permet aux agents de se concentrer sur l’aspect humain de leur travail tout en automatisant les tâches chronophages. Avec Albert, l’administration française entre pleinement dans l’ère numérique !