Depuis son retour en politique, Donald Trump multiplie les actions susceptibles d’avoir un impact significatif sur la protection des données personnelles, aussi bien aux États-Unis qu’à l’international. Parmi ces initiatives, certaines décisions récentes pourraient bouleverser le cadre actuel des lois sur la vie privée et les transferts de données transatlantiques.
L’affaiblissement des organismes de surveillance
En janvier 2025, Trump a ordonné la démission de trois membres démocrates du Privacy and Civil Liberties Oversight Board (PCLOB), un organisme indépendant chargé de veiller au respect des lois de surveillance. Cette décision soulève des inquiétudes quant à l’avenir de la régulation des pratiques de collecte de données par le gouvernement américain. Avec un PCLOB affaibli, l’équilibre entre la sécurité nationale et le respect de la vie privée des citoyens pourrait être compromis.
Cette intervention pourrait également mettre en danger le Transatlantic Data Privacy Framework (TADPF), l’accord entre l’Union européenne et les États-Unis qui régit le transfert des données personnelles. Si les garanties américaines sont perçues comme insuffisantes par l’UE, cela pourrait entraîner une suspension de l’accord, impactant des milliers d’entreprises utilisant des services de cloud américains.
La remise en question des réglementations sur l’IA
Donald Trump a également abrogé un décret signé par Joe Biden, qui imposait des standards stricts de transparence et de sécurité pour les développeurs d’intelligence artificielle. Cette mesure, pourtant saluée à l’époque comme un pas en avant pour encadrer les dérives potentielles de l’IA, visait à protéger les données personnelles des utilisateurs. En supprimant ces contraintes, Trump semble vouloir donner plus de flexibilité aux entreprises technologiques, au détriment des protections individuelles.