Un scandale d’espionnage interne a secoué Globecast, filiale d’Orange, en pleine préparation des Jeux Olympiques de Paris 2024. Un administrateur informatique a été arrêté après avoir installé des dispositifs d’écoute clandestins dans plusieurs salles de réunion confidentielles.
En février 2024, des employés chargés de la maintenance informatique ont découvert douze clés USB suspectes cachées derrière des écrans de visioconférence, notamment dans la salle « Bora-Bora », réservée aux discussions stratégiques. Ces dispositifs, vendus en ligne pour environ 119 euros, étaient en réalité des micros espions capables d’enregistrer automatiquement des milliers d’heures de conversations sensibles. Un stylo muni d’une caméra miniature complétait l’équipement.
L’enquête, menée par la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), a rapidement identifié un administrateur informatique comme principal suspect. Ayant accès aux salles et à leur matériel, il a pu installer ces dispositifs sans attirer l’attention. Les conversations enregistrées portaient sur des failles de cybersécurité et d’autres sujets critiques liés à la préparation des JO, exposant ainsi l’événement à de potentielles menaces.
Les motivations derrière cet acte restent floues : s’agissait-il d’une tentative de revente d’informations à des hackers, d’un état étranger ou d’une volonté de proposer des services d’audit privé ? Quelle que soit la raison, cette affaire met en lumière les risques de l’espionnage interne et la facilité d’acquisition de matériel de surveillance bon marché.
Cet incident rappelle l’importance de renforcer les mesures de sécurité en entreprise, surtout lors d’événements mondiaux aussi sensibles que les Jeux Olympiques. Il souligne également les conséquences d’une telle intrusion : atteinte à la sécurité, risque de manipulation d’informations et impact sur la crédibilité des organisations concernées.